{"id":98,"date":"2014-10-11T17:20:22","date_gmt":"2014-10-11T16:20:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.bernay-en-champagne.fr\/?page_id=98"},"modified":"2023-08-01T20:05:23","modified_gmt":"2023-08-01T18:05:23","slug":"rappels-historiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/bernayneuvy.fr\/?page_id=98","title":{"rendered":"Histoire"},"content":{"rendered":"<div class=\"wikitable centre overflow\" align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<table style=\"height: 717px;\" width=\"493\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\">I- CHRONOLOGIE HISTORIQUE DE BERNAY EN CHAMPAGNE:<\/span><\/strong><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019o\u00f9 vient le nom de Bernay\u00a0?\u00a0Diverses \u00e9tymologies ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es\u00a0: du Gaulois, \u00ab\u00a0bren Ac\u00a0\u00bb, demeure du chef\u00a0; de l\u2019anglo-saxon \u00ab\u00a0Barn\u00a0\u00bb, Grange.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Le baron de Bordign\u00e9 a \u00e9crit que la langue celte aurait d\u00e9sign\u00e9 par \u00ab\u00a0Ber Nai\u00a0\u00bb un beau gu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec plus de s\u00e9curit\u00e9 le nom de Bernay peut se rapporter \u00e0 une forme primitive \u00ab\u00a0Brennacus\u00a0\u00bb devenue \u00ab\u00a0Bernacus\u00a0\u00bb par m\u00e9tath\u00e8se. C\u2019est l\u2019origine de nombreux Bernay, Bren\u00e9, Bernac, Brenat. \u00ab\u00a0Brennacus\u00a0\u00bb est d\u00e9riv\u00e9 du nom d\u2019homme gaulois \u00ab\u00a0Brennos\u00a0\u00bb, latinis\u00e9 Brennus. Il ne serait pas impossible que la base de Bernay fut un Briniacus. Souvent en effet dans la majeure partie des pays de langue d\u2019Oil la mouillure de N dans le groupe NI n\u2019a pas lieu lorsque ce groupe est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de R ou de R+I\u00a0; formes anciennes de \u00ab\u00a0Berneio\u00a0\u00bb en 1080, de \u00ab\u00a0Bernayo\u00a0\u00bb en 1280.<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>A- TEMPS ANTIQUES<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quoi qu\u2019il en soit, depuis les temps les plus recul\u00e9s sans doute, des habitants se sont fix\u00e9s sur les rives de la V\u00e8gre, la \u00ab\u00a0Viger ou Viturgis\u00a0\u00bb des Romains, \u00e0 l\u2019abord des gu\u00e9s les plus praticables o\u00f9 aboutissaient des chemins reliant deux contr\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le chemin principal reliant les \u00ab\u00a0C\u00e9nomans\u00a0\u00bb, Manceaux, aux \u00ab\u00a0Diablintes\u00a0\u00bb, habitants du nord-est de la Mayenne, traversait le Gu\u00e9-Busson \u00e0 Bernay, gagnait vers la C\u00f4ne et Chaz\u00e9 et revenait vers Saint-Symphorien, en traversant le territoire aujourd\u2019hui enclos dans le parc de Sourches, en un lieu \u00ab\u00a0qu\u2019on reconna\u00eet encore \u00e0 son creusement\u00a0\u00bb, \u00e9crivait le baron de Bordign\u00e9 vers 1840, puis il gagnait la Charnie pour aboutir \u00e0 Sainte-Suzanne comme aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019est pas douteux que la r\u00e9gion bois\u00e9e descendait autrefois jusque sur la rive droite de la V\u00e8gre\u00a0; la Champagne seule \u00e9tait cultiv\u00e9e.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"height: 27156px; width: 100%;\" width=\"741\">\n<tbody>\n<tr style=\"height: 27156px;\">\n<td style=\"height: 27156px;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Un ch\u00eane gigantesque, dernier t\u00e9moin des anciennes for\u00eats, existait encore pr\u00e8s du Coudray vers 1840. Ce ch\u00eane \u00e9tait tellement extraordinaire que le g\u00e9ographe Jaillot l\u2019a fait figurer sur sa carte du dioc\u00e8se du Mans, \u00e9dit\u00e9e en 1706.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019apr\u00e8s le baron de Bordign\u00e9, qui a connu ce ch\u00eane, Cou Drai aurait pu signifier maison de druide. Il disait que ce ch\u00eane si vieux pouvait avoir v\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9poque des derniers \u00ab\u00a0Blut-Tree\u00a0\u00bb arbres du sang, et que le spectre d\u2019une druidesse apparaissait, croyait-on encore de son temps, au Coudray.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce nom tr\u00e8s fr\u00e9quent dans le Maine est venu de \u00ab\u00a0Coryl\u00e9tum\u00a0\u00bb, d\u2019o\u00f9 en romain \u00ab\u00a0Colretum\u00a0\u00bb Coudray, lieu plant\u00e9 de coudriers. Les formes anciennes sont nombreuses\u00a0: Coryl\u00e9tis en 1142, Coudretis en 1330, etc\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a \u00e9crit aussi que ce nom s\u2019applique fr\u00e9quemment \u00e0 des terres de bois d\u00e9frich\u00e9es autrefois pour \u00eatre mises en culture, ce qui ne fait que confirmer tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la rive gauche de la V\u00e8gre on aurait retrouv\u00e9 des traces d\u2019un atelier romain et des m\u00e9dailles de Constantin. L\u2019historien Pesche dit que trois m\u00e9dailles du Bas-Empire furent trouv\u00e9es \u00e0 Bernay, lors de la construction d\u2019un r\u00e9servoir sur les bords de la V\u00e8gre, par H. Lecornu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Romains, qui occup\u00e8rent la Gaule pendant pr\u00e8s de 500 ans, construisirent de belles et grandes voies de communication, dont l\u2019une, allant de leur \u00ab\u00a0Subdunum\u00a0\u00bb (Le Mans) \u00e0 Neodunum (Jublains) capitale des Diablintes, passait bien pr\u00e8s de Bernay, par le Novus Vicus (Neuvy) qui devint une agglom\u00e9ration importante, et Bernay se trouva d\u00e9pendre administrativement de ce Vicus qui lui-m\u00eame faisait partie de la condita de Br\u00fblon, sorte de chef-lieu r\u00e9gional.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>B- MOYEN AGE<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sous l\u2019\u00e9piscopat de Gauziol\u00e8me, \u00e9v\u00eaque du Mans (762-770), nous retrouvons la m\u00eame circonscription administrative. Neuvy est alors Viscus-Publicus, bourg public, et bien qu\u2019il y ait d\u00e9j\u00e0 une chapelle ou oratoire \u00e0 Bernay, c\u2019est \u00e0 Neuvy que les habitants doivent faire baptiser leurs enfants et se faire enterrer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet usage des bapt\u00eames et enterrements, \u00e0 l\u2019\u00e9glise du bourg public, dura plusieurs si\u00e8cles, en certains lieux m\u00eames jusqu\u2019au XIIIme, para\u00eet-il, mais Bernay e\u00fbt son cimeti\u00e8re d\u00e8s le XIme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatorze bourgs publics d\u00e9pendaient du chapitre de la cath\u00e9drale du Mans en l\u2019an 802. L\u2019\u00e9glise du VIIIme si\u00e8cle \u00e0 Bernay \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9di\u00e9e \u00e0 St Pierre et St Paul.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours du IXe si\u00e8cle des guerres, des pillages ruin\u00e8rent nos campagnes. St Aldric, \u00e9v\u00eaque du Mans (832-856), reconstitua ou cr\u00e9a plus de 330 m\u00e9tairies, dont une \u00e0 Bernay, qu\u2019il dota des chevaux, b\u0153ufs, vaches, porcs, moutons, ch\u00e8vres n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bernay faisait toujours partie de la vicairie de Neuvy dans la condita de Br\u00fblon (Berniacus in condita Novicense in Bruslondense).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les moulins de Bernay remontent \u00e0 une \u00e9poque recul\u00e9e, ils ont sans doute toujours occup\u00e9 l\u2019emplacement actuel. Toutefois un tr\u00e8s ancien barrage ou d\u00e9versoir a exist\u00e9 \u00e0 environ 500 m\u00e8tres en amont. Sur les restes de cet ancien ouvrage a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 assis un massif b\u00e9ton pour retenir les eaux du bief.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Patrice de Sourches (1081-1090), ayant tu\u00e9 accidentellement le fils de Geoffroi de Br\u00fblon, lui c\u00e8de l\u2019\u00e9glise et le cimeti\u00e8re de Bernay, les d\u00eemes, terres, vignes, pr\u00e9s, moulins et droits f\u00e9odaux sur iceux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Geoffroi de Br\u00fblon passe ce don aux moines de la Couture, qui ont fond\u00e9 un prieur\u00e9 \u00e0 Bernay sous l\u2019\u00e9piscopat de Gervais(1035-1055), et Patrice de Sourches leur conc\u00e8de le droit de prendre du bois en la Charnie pour, peut-\u00eatre, construire leur prieur\u00e9 et une nouvelle \u00e9glise, en remplacement de celle du VIIIme si\u00e8cle. Mais quand le seigneur de Bernay (Patrice de Sourches) allait au monast\u00e8re de la Couture, les moines devaient lui fournir le pain, le vin et l\u2019avoine \u00e0 son cheval.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un souterrain existait allant du prieur\u00e9, actuellement propri\u00e9t\u00e9 de la famille Georges, vers la Roche-Tabary.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9but du XIIIme si\u00e8cle, le dioc\u00e8se \u00e9tait divis\u00e9 en sept archipr\u00eatres tr\u00e8s \u00e9tendus. Bernay, avec les paroisses voisines, faisait partie de celui du Passais, s\u2019\u00e9tendant principalement au pays des Diablintes, et du doyenn\u00e9 d\u2019Evron. Mais, cette division ne r\u00e9pondant plus aux besoins de l\u2019\u00e9poque, l\u2019\u00e9v\u00eaque Maurice (1216-1231) incorpora Bernay \u00e0 l\u2019archipr\u00eatr\u00e9 de Sabl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On trouve \u00e0 cette \u00e9poque le nom de fiefs ou petites seigneuries, existant sur le territoire de Bernay, telles que\u00a0: Bordign\u00e9, la Roche-Tabary, Quinsay, Chaz\u00e9,\u00a0Nourray. Toutes, ainsi que les seigneurs de Bernay, qui ont exist\u00e9 sous ce nom, relevaient de la seigneurie de Sourches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers la fin du XVme si\u00e8cle, il n\u2019y eut sans doute plus que les seigneurs de Sourches \u00e0 porter le titre de Seigneurs de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bernay, qui au moyen \u00e2ge et m\u00eame assez longtemps apr\u00e8s la r\u00e9volution, eut son march\u00e9 hebdomadaire le lundi, fut un centre de transactions, d\u2019affaires et aussi de juridiction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l\u2019an 1299 un conflit s\u2019\u00e9l\u00e8ve entre Patrice de Sourches et le sacriste de la Couture, sur leurs droits respectifs \u00e0 vendre leur vin dans le bourg, pendant les 40 jours du ban seigneurial avant l\u2019Ascension. Ils transig\u00e8rent, Sourches vendit pendant les 26 premiers jours et le sacriste pendant les 14 derniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les seigneurs de Sourches avaient le droit de haute, moyenne et basse justice, et leur tribunal \u00e9tait au bourg de Bernay, l\u00e0 o\u00f9 sont les anciennes Halles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 2 d\u00e9cembre 1405 Jean III de Sourches rendait un aveu, pour ces droits, au Baron de Ste-Suzanne, comte d\u2019Alen\u00e7on.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des fourches patibulaires, \u00e0 trois piliers, \u00e9taient dress\u00e9es sur le Tertre des Bourrelleries (de bourrel, bourreau), au sommet sans doute o\u00f9 pousse aujourd\u2019hui le vieux ch\u00eane aux coucous, sur lequel, dit-on, le premier coucou se fait entendre chaque printemps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un habitant de Bernay, Guillaume Mahot, ma\u00e7on, a relat\u00e9 en 1462 avoir vu\u00a0: \u00ab\u00a0de son temps justice patibulaire \u00e0 trois piliers, qui de pr\u00e9sent est choiste, et vit un homme ex\u00e9cut\u00e9 en icelle\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les seigneurs de Sourches percevaient aussi des droits sur les marchandises traversant Bernay, comme en t\u00e9moigne une d\u00e9claration de Jean III Le Vayer en 1405, relatant leur existence, \u00ab\u00a0sur denr\u00e9es ou autres choses qui doivent coutume de pri ou acquit, qui sont men\u00e9es conduites ou trespass\u00e9es au long et au travers de la dicte ville de Bernay et du pont de la Roche-Coynon\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019il n\u2019y a pas encore de pont sur la V\u00e8gre \u00e0 Bernay, le vieux chemin, traversant le beau-gu\u00e9, a repris son importance depuis longtemps sans doute, avec la disparition des belles voies romaines d\u00e9laiss\u00e9es, non entretenues, et de tous les vestiges de la civilisation gallo-romaine, sous les invasions des barbares.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Y eut-il une maison des chevaliers du c\u00e9l\u00e8bre ordre des Templiers \u00e0 Bernay\u00a0? Cela para\u00eet certain d\u2019apr\u00e8s ce qui suit\u00a0: \u00ab\u00a0Le 29 novembre 1417, Jean Ferrand seigneur de Beauvergier et de Sourches et Jehenne de Vass\u00e9 son \u00e9pouse baill\u00e8rent \u00e0 Jean Chevalier mar\u00e9chal, demeurant \u00e0 Bernay, deux mazerils et murailles o\u00f9 anciennement avait maisons, le tout en un tenant avec un jardin d\u00e9pendant d\u2019icelles murailles, sis au dit bourg de Bernay, nommez le Temple, joignant d\u2019un coust\u00e9 unes murailles qui sont des hospitalliez, et autres coust\u00e9 la rivi\u00e8re de Vaigre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette maison de Templiers hospitaliers devait \u00eatre entre la route actuelle et le gu\u00e9 Busson et d\u00e9pendre de la commanderie sise \u00e0 Saint-Julien\u00a0: le Temple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers 1440 fut construite \u00e0 Bernay, par Jean II de Vass\u00e9, une maison importante pour loger Guillemine Epinard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tradition d\u00e9signe la maison \u00e0 Tourelle et escalier en vis appartenant \u00e0 Mlle A. Hulot\u00a0; mais sur des titres de l\u2019an XII cette maison est appel\u00e9e le Prieur\u00e9, avec jardin et d\u00e9pendances joignant le chemin de la Quinte et le chemin de Longnes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre belle construction de l\u2019\u00e9poque de la Renaissance, dont il ne reste que quelques vestiges, existait \u00e0 l\u2019angle de la Grande-Rue et de la rue du Bas-Busson.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 Bernay, au si\u00e8ge de leur juridiction, que les seigneurs de Sourches recevaient les hommages de leurs vassaux, comme le fit en 1460 Guillaume du Bouchet pour les sieurs\u00a0: Giroys de Neufvy, de la Rouauldi\u00e8re, et de Moir\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette juridiction \u00e9tait exerc\u00e9e par un bailly, un procureur fiscal et un greffier. Le tribunal si\u00e9geait tous les samedis. Les appels allaient \u00e0 la Fl\u00e8che et pour les cas royaulx \u00e0 Sainte-Suzanne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\">C- TEMPS MODERNES<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1532 le prieur de Bernay se nommait Martin de Broc, il l\u2019\u00e9tait en m\u00eame temps des Biard en Avoise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1537 \u00e0 1544, Bernay vit sans doute passer d\u2019importants cort\u00e8ges. Mgr Ren\u00e9 du Bellay, \u00e9v\u00eaque du Mans, avec sa suite, se rendait, \u00e0 cheval, dans le Bas-Maine, o\u00f9 il fit plusieurs voyages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est au 30 octobre 1552 que remonte la fondation d\u2019un coll\u00e8ge \u00e0 Bernay par un pr\u00eatre nomm\u00e9 Matignon, dans l\u2019emplacement m\u00eame qu\u2019occupent la maison d\u2019\u00e9cole des gar\u00e7ons et la mairie actuelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019\u00e9poque troubl\u00e9e des guerres de religion, Bernay eut-il \u00e0 souffrir des gens d\u2019armes ou bandes de pillards qui, pour ou contre la Ligue, infestaient les campagnes ? On s\u2019armait sans doute contre eux, car en novembre 1587 M. de Bordign\u00e9 c\u00e9dait, moyennant deux escus, des arquebuses au procureur de la fabrique d\u2019Amn\u00e9, pour la d\u00e9fense des habitants de cette paroisse. Si les habitants de Bernay c\u00e9daient des armes aux autres, c\u2019est qu\u2019ils en \u00e9taient pourvus. Leurs voisins de Ruill\u00e9, vers 1585, avaient entour\u00e9 de murs et fortifi\u00e9 leur \u00e9glise et le petit cimeti\u00e8re, et achet\u00e9 de la poudre et du plomb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1597 habitait \u00e0 Bernay Fran\u00e7oise du Bouchet de Sourches, dame de Vaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 13 octobre 1601 eut lieu le bapt\u00eame d\u2019une cloche, par Etienne Babin, cur\u00e9 de Neuvy, parrain Honorat du Bouchet, seigneur de Sourches et de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La paroisse de Bernay comportait, outre le prieur\u00e9, un cur\u00e9 et un vicaire\u00a0; ce dernier jouissait des revenus de la prestimonie, situ\u00e9e en face du prieur\u00e9, pr\u00e8s du coll\u00e8ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 un cur\u00e9 de Bernay que la tradition attribue la construction du pont sur la V\u00e8gre, qui remonte \u00e0 une date ant\u00e9rieure \u00e0 1650. Il comprend trois arches au cintre surbaiss\u00e9, dit en anse de panier, l\u2019arche du milieu plus large que les deux autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le chemin \u00e9tait sans doute bien mauvais des deux c\u00f4t\u00e9s du pont, car on avait construit pour les pi\u00e9tons, sur le bord sud de ce chemin, entre la rue du Bas-Busson et le pont, et depuis celui-ci jusqu\u2019\u00e0 la croix de Bordign\u00e9, une murette d\u00e9sign\u00e9e sous le nom de \u00ab\u00a0lev\u00e9e de ma\u00e7onnerie\u00a0\u00bb. Le nom de lev\u00e9e est rest\u00e9 \u00e0 cette portion de route.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les habitants de Bernay d\u00e9signaient alors leurs rues sous les noms suivants\u00a0: Grande-Rue, rue du Moulin, rue du Bas-Busson, rue Bourgeoise (route de Neuvy) pourtant peu construite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans doute \u00e9taient-ils fiers de leur bourg d\u00e9j\u00e0 coquet. Est-ce de l\u00e0 que leur est venu le titre de\u00a0: Glorieux de Bernay\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreuses transformations semblent avoir eu lieu dans le quartier compris entre le pont et le Gu\u00e9 Busson. Au XVIIIme si\u00e8cle, ce qui est actuellement la propri\u00e9t\u00e9 de Mme Dudan portait le nom de\u00a0: Notre-Dame du Pont, et derri\u00e8re de Haut-Eclair. Pourquoi N.-D. du Pont\u00a0? Y eut-il l\u00e0 une statue, un oratoire, une chapelle, vestiges peut-\u00eatre des Templiers\u00a0? Un quartier de pierre tombale datant de 1233 repr\u00e9sentant un chevalier sous son armure, vraisemblablement trouv\u00e9 en ce lieu avec d\u2019autres qui ont disparu, a servi dans la ma\u00e7onnerie d\u2019une maison voisine. Ne peut-on en conclure que les Templiers \u00e9taient inhum\u00e9s dans leur cimeti\u00e8re particulier en cet endroit\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un mur de la maison de Mme Dudan, construite par M. Minier, percepteur \u00e0 Bernay vers 1842, est encastr\u00e9e une pierre portant une sorte d\u2019\u00e9cusson ovale, sur lequel on lit\u00a0: \u00ab\u00a0M. Payen 1571\u00a0\u00bb. C\u2019est sans doute la date d\u2019une pr\u00e9c\u00e9dente maison, \u00e9difi\u00e9e en ce lieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y eut bien une famille Payen, notable dans Bernay, \u00e0 cette \u00e9poque, comme en t\u00e9moignent les saisissantes mentions de s\u00e9pultures que voici\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le vingt-troisi\u00e8me jour de janvier de l\u2019an mil cinq cent quatre vingt un, Nicolas Payen rendit son esprit \u00e0 Dieu sur les trois heures apr\u00e8s midi, et fut apport\u00e9 le corps en l\u2019\u00e9glise et diff\u00e9r\u00e9 \u00e0 enterrer le lendemain\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vingt-quatri\u00e8me jour de janvier Quels sombres \u00e9v\u00e8nements, peut-\u00eatre, nous r\u00e9v\u00e8lent ces trois morts simultan\u00e9es, dans la m\u00eame famille\u00a0? C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 des bandes de huguenots pillards parcourent\u00a0 1581, Michel Payen p\u00e8re dud. Nicolas rendit son esprit \u00e0 Dieu sur les sept heures du matin, et fut inhum\u00e9 son corps<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab par messire Estienne Babin en l\u2019\u00e9glise dud. Bernay, et fut mis le corps dud. Nicolas en les bras de son p\u00e8re, tout en une mesme fousse, \u00e0 une mesme heure.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et quatre jours plus tard, c\u2019est Louise Launay femme de Michel, m\u00e8re de Nicolas, qui est enterr\u00e9e, par le cur\u00e9 Matignon, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son mari et de son fils.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et ravagent notre r\u00e9gion. Occupaient-ils Bernay\u00a0? La famille Payen a-t-elle \u00e9t\u00e9 leur victime\u00a0? Pourquoi le cur\u00e9 de Neuvy, Estienne Babin, est-il venu faire l\u2019inhumation du p\u00e8re et du fils\u00a0? Le cur\u00e9 Matignon de Bernay, et son vicaire, avaient-ils du fuir, ou se cacher pendant quelques jours, pour sauver leur existence\u00a0? Toutes suppositions possibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la suite des temps il y eut probablement en ces lieux, sur le bord de la rivi\u00e8re, une tannerie\u00a0; des substructions, encore existantes dans le sous-sol, indiquent des cuves en solide ma\u00e7onnerie. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rue du Bas-Busson fut une huilerie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La V\u00e8gre a \u00e9t\u00e9 une rivi\u00e8re r\u00e9put\u00e9e pour la qualit\u00e9 de ses poissons. L\u2019historien Le Paige \u00e9crivait en 1777 \u00ab\u00a0La rivi\u00e8re de la V\u00e8gre fournit d\u2019excellents poissons, de la perche et du brochet\u00a0\u00bb. Mais ses abords \u00e9taient toujours difficiles, et les chemins desservant le pont bien mal entretenus. Vers 1740, Louis II du Bouchet, venant sans doute de Paris visiter la construction de son ch\u00e2teau de Sourches, faillit rester embourb\u00e9 peu apr\u00e8s avoir franchi le pont.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En juillet 1760 les fourches patibulaires sont relev\u00e9es sur le Tertre des Bourrelleries, et des poteaux, aux armes du marquisat de Sourches, sont plant\u00e9s sur les paroisses en d\u00e9pendant, dont Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 1771, le roi, ayant dissout le parlement, en avait exil\u00e9 les membres en diff\u00e9rents lieux d\u00e9termin\u00e9s. L\u2019un d\u2019eux, M. de la Coste, \u00e2g\u00e9 de 21 ans, fut rel\u00e9gu\u00e9 \u00e0 Bernay. Il y en avait aussi un \u00e0 Conlie, un autre \u00e0 Sill\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 8 septembre 1784, Mgr de Gonssans donnait, dans la chapelle Saint-Nicolas de Sourches, la confirmation \u00e0 820 fid\u00e8les venus de diverses paroisses, et notamment de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l\u2019an 1787, la premi\u00e8re municipalit\u00e9 de Bernay, r\u00e9unie en vertu de l\u2019\u00e9dit du 23 juin de cette m\u00eame ann\u00e9e, comprenait\u00a0: Louis de Bouchet, marquis de Sourches et seigneur de Bernay, Andr\u00e9 Launay, cur\u00e9 de la paroisse, Pierre-Fran\u00e7ois Le Cornu\u00e9, sindic, les deux premiers membres de droit, le troisi\u00e8me d\u00e9sign\u00e9 par l\u2019autorit\u00e9, et cinq membres \u00e9lus par les habitants \u00e2g\u00e9s de 25 ans, impos\u00e9s pour trois journ\u00e9es au moins \u00e0 15 sols. Les \u00e9lecteurs \u00e9taient alors au nombre de 36 bien-tenants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On comptait \u00e0 Bernay 100 feux. En 1789 on en compte 94 et 400 communiants. Pour \u00eatre \u00e9ligible il fallait \u00eatre impos\u00e9 pour 10 journ\u00e9es, repr\u00e9sentant 7 livres 10 sols. La population \u00e9tait de 470 habitants au-dessus de 7 ans. La cure de Bernay, \u00e0 la pr\u00e9sentation des moines de la Couture, \u00e9tait estim\u00e9e \u00e0 800 livres de revenus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 17 ao\u00fbt 1788, les registres communaux constatent le d\u00e9sastreux \u00e9tat de toutes les r\u00e9coltes, foins et c\u00e9r\u00e9ales, d\u00fb \u00e0 des pluies continuelles au cours du printemps et de l\u2019\u00e9t\u00e9. Le chanvre, qu\u2019on cultivait alors en petite quantit\u00e9, \u00e9tait est-il dit, de qualit\u00e9 ordinaire, et il y avait tr\u00e8s peu de fruits. On pourra en \u00e9crire autant de 1930.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>D- EPOQUE CONTEMPORAINE<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9v\u00e8nements se pr\u00e9cipitent et se d\u00e9roulent dans l\u2019ordre suivant\u00a0: 1<sup>er<\/sup>\u00a0mars 1789, convocation des \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux de la commune, devant la porte de l\u2019\u00e9glise, lieu ordinaire des d\u00e9lib\u00e9rations. Le Cornu\u00e9, sindyc, et le cur\u00e9 Launay sont d\u00e9put\u00e9s \u00e0 la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e et pr\u00e9sidial de la Fl\u00e8che.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 28 f\u00e9vrier 1790, ont lieu les d\u00e9clarations exig\u00e9es par le d\u00e9cret de l\u2019assembl\u00e9e nationale du 18 novembre 1789.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des d\u00e9clarations faites par le cur\u00e9 de Bernay il r\u00e9sulte que\u00a0: \u00ab\u00a0la cure poss\u00e8de la maison presbyt\u00e9rale, grange, \u00e9table, \u00e9curie, deux toits \u00e0 porcs, cours, issues, deux jardins clos de murs, de un journal, le lieu des Isles comprenant une maison, grange, \u00e9table, \u00e9curie, cour, jardin, 29 journaux de terre, cinq homm\u00e9es \u00bc de pr\u00e9s, dont deux sans regain, valant ann\u00e9e courante 400 livres\u00a0; \u00e0 Tennie, Neuvy et Coulans, 3 journaux de terre afferm\u00e9s 35 livres. Il per\u00e7oit sur les moulins de Bernay, par an, 6 boisseaux de grains par tiers, froment, m\u00e9teil, mouture, valant 30 livres\u00a0; en la paroisse, la moiti\u00e9 des grosses, menues et vertes d\u00eemes, sur laquelle moiti\u00e9, aux sieurs religieux de la Couture au Mans 30 boisseaux de grain, mesure de Conlie, en quatre lots\u00a0: froment, m\u00e9teil, mouture, avoine ; la dite moiti\u00e9 valant 1 500 livres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus, d\u00eemes et rentes diverses, 165 livres. Mais cela n\u2019allait pas sans diverses charges\u00a0: entretien du presbyt\u00e8re, et pour \u00bc du ch\u0153ur chancel et clocher de l\u2019\u00e9glise, soit 175 livres, un d\u00eener au s\u00e9n\u00e9chal et sergent du marquisat de Sourches\u00a0: 6 livres, et diverses rentes ou obligations envers le chapelain de St. Nicolas de Sourches, la fabrique, le s\u00e9minaire, le seigneur du fief, et pour recommandations, messes et offices divers, le tout montant \u00e0 140 livres 42 sols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fabrique poss\u00e8de 15 journaux de terre \u00e0 Bernay, Tennie, Neuvy, et Amn\u00e9, un bois taillis d\u2019un arpent, deux homm\u00e9es de la pr\u00e9e commune, et quatre vingt deux livres de rentes diverses, en tout 300 livres. Charges envers le cur\u00e9, le vicaire, frais d\u2019entretien et d\u2019ornements\u00a0: 219 livres, et 20 sols pour la visite du Doyen.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9claration par l\u2019abb\u00e9 Lemaire, vicaire, de la prestimonie du Fresne, compos\u00e9e d\u2019une maison, grange construite \u00e0 ses frais, jardin, trois journaux de terre, valeur 80 livres. Charges\u00a0: frais d\u2019entretien 15 livres, 12 messes 12 livres et \u00e0 chacun des seigneurs de Sourches et de Bordign\u00e9 6 deniers de cens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le coll\u00e8ge d\u00e9pendant de la paroisse comprend\u00a0: maison, \u00e9table, jardin, deux journaux \u00bd de terre, valeur 36 livres, charges 6 livres. Le prieur\u00e9, appartenant aux moines de la Couture, et ses d\u00e9pendances, \u00e9tait alors afferm\u00e9 3 000 livres\u00a0; ses charges \u00e9taient de 652 livres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 14 juillet 1790, la Garde Nationale, cr\u00e9\u00e9e pour assurer l\u2019ordre public, ayant pour commandant Le Cornu\u00e9, assiste \u00e0 la Messe et pr\u00eate serment \u00e0 la municipalit\u00e9. Salve de canon sur la place des Halles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 10 octobre, ordonnance pour la cl\u00f4ture des fuyes et colombiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 14 novembre, gros incident\u00a0: Brice Launay, fr\u00e8re du cur\u00e9, grenadier de la garde au Mans, assistant \u00e0 la messe, affiche des allures provocantes vis-\u00e0-vis de M. de Bordign\u00e9, colonel de la milice de Bernay, qui lui reproche sa tenue, d\u2019o\u00f9 \u00e9change de rapports et d\u00e9lib\u00e9rations entre le conseil de la garde au Mans et la municipalit\u00e9 de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre incident\u00a0: Le vicaire Jacques-Michel Lemaire, ayant refus\u00e9 de pr\u00eater serment \u00e0 la constitution, entre en lutte avec son cur\u00e9 asserment\u00e9. Malgr\u00e9 ce dernier il officie, administre les sacrements, fabrique des hosties pour donner la communion aux nombreux fid\u00e8les, qui ont pris parti pour lui. Le 20 f\u00e9vrier 1791 il est destitu\u00e9, et remplac\u00e9 par l\u2019abb\u00e9 Michel-Jean Richard, asserment\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 27 mars, La municipalit\u00e9 ordonne des pri\u00e8res publiques pour remercier Dieu de la convalescence du \u00ab\u00a0Roy, monarque si ch\u00e9ri\u00a0\u00bb et on tire des salves d\u2019artillerie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 5 d\u00e9cembre 1791, \u00e9lection d\u2019une nouvelle municipalit\u00e9 comprenant\u00a0: 6 officiers municipaux, dont le maire et le procureur, auxquels sont adjoints douze notables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a alors \u00e0 Bernay 46 \u00e9lecteurs et 545 \u00e2mes. Pierre-Fran\u00e7ois le Cornu\u00e9, notaire, est \u00e9lu maire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La perception des imp\u00f4ts \u00e9tait donn\u00e9e \u00e0 l\u2019adjudication au rabais. Le 8 avril 1792, Jacques Porcher l\u2019obtient pour 6 deniers par Livre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 19 septembre 1792, les habitants de Bernay demandent aux administrateurs du directoire d\u00e9partemental, une r\u00e9duction d\u2019imp\u00f4ts bas\u00e9e sur ce que \u00ab\u00a0La paroisse de Bernay a consid\u00e9rablement perdu de valeur depuis l\u2019ouverture de la grande route du Mans \u00e0 Laval, parce que la m\u00eame grande route du Bas-Maine passait par Bernay, pour aller du Mans \u00e0 Ste-Suzanne, \u00e0 Evron, Mayenne et Laval, ce qui en a intercept\u00e9 et an\u00e9anti le commerce, principale richesse d\u2019un lieu. La suppression de la ci-devant juridiction de Sourches, \u00e0 Bernay, dont le ressort \u00e9tait de tr\u00e8s grande \u00e9tendue, et y avait donn\u00e9 lieu \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un march\u00e9 et de plusieurs foires, qui faisaient une branche de communications et de richesses, ont encore beaucoup contribu\u00e9 au d\u00e9p\u00e9rissement de la paroisse\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y avait alors deux foires\u00a0: le lendemain des Rois et \u00e0 l\u2019octave de la F\u00eate\u2013Dieu, march\u00e9 tous les lundis. Ces march\u00e9s existaient encore pour les menues denr\u00e9es, vers 1855. Ils se tenaient devant et sous les halles et aussi sur la petite place, aujourd\u2019hui jardin, pr\u00e8s du gu\u00e9 Busson.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis janvier 1791 la commune \u00e9tait partag\u00e9e, conform\u00e9ment \u00e0 la loi, en deux districts s\u00e9par\u00e9s par la rivi\u00e8re\u00a0: section de la Champagne, section de la V\u00e8gre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 22 avril 1792 Le Cornu\u00e9 notaire fait une d\u00e9claration concernant le d\u00e9frichement du tertre des Bourrelleries. Le 24 juin la municipalit\u00e9 proteste contre l\u2019enl\u00e8vement du Roy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ann\u00e9e 1792 est marqu\u00e9e par l\u2019enr\u00f4lement des volontaires. Les officiers municipaux, et ceux de la garde nationale, s\u2019unissent pour susciter quelques enr\u00f4lements. Le 24 ao\u00fbt on f\u00eate les volontaires allant de Lou\u00e9 et Epineu \u00e0 Sill\u00e9. On d\u00e9pense chez Porcher, marchand et h\u00f4te, 146 livres 4 sols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La contribution fonci\u00e8re de la commune s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0 970 livres 19 sols 6 deniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 17 septembre, r\u00e9quisition de chevaux, charrettes, harnachements et armes. A bordign\u00e9, Peuvret, homme d\u2019affaires, pr\u00e9sente 3 chevaux, dont deux sont pris avec quelques objets de harnachement, et deux pistolets d\u2019ar\u00e7on. Au prieur\u00e9, Teillay donne un pistolet d\u2019ar\u00e7on.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 24 mars 1793, une commission compos\u00e9e du maire et de plusieurs membres de la municipalit\u00e9, proc\u00e8de au d\u00e9sarmement des personnes suspectes, et se fait remettre, par le personnel de Bordign\u00e9, 3 fusils et une hache.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 15 avril, la municipalit\u00e9 envisage de contraindre les acqu\u00e9reurs des biens nationaux \u00e0 verser la somme n\u00e9cessaire, pour envoyer aux arm\u00e9es 9 hommes demand\u00e9s \u00e0 la commune.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 6 Nivose an III (27 d\u00e9cembre 1794), les officiers municipaux demandent avec instance, aux administrateurs du Directoire de Sill\u00e9-la-Montagne, 50 hommes de troupes pour faire des patrouilles, Ren\u00e9 Jardin, \u00e0 la Bruandi\u00e8re, ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9valis\u00e9 la nuit par les brigands.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dioc\u00e8se, \u00e9tait alors divis\u00e9 en 20 missions, Bernay fait partie de la 15<sup>e<\/sup>, celle de Sill\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9glise de Bernay, vendue comme bien national, avait \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e par M. de Bordign\u00e9 ainsi que celle de Neuvy, mais il n\u2019y avait plus de cur\u00e9 \u00e0 Bernay. Le cur\u00e9 Launay est alors Doyen de Sill\u00e9, et son vicaire Jean Le Mesle, qui lui avait succ\u00e9d\u00e9, est lui-m\u00eame parti.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A cette \u00e9poque malheureuse, Bernay f\u00fbt t\u00e9moin de la d\u00e9route d\u2019une partie de l\u2019arm\u00e9e vend\u00e9enne, d\u00e9faite au Mans le 13 d\u00e9cembre 1793, et vit d\u00e9filer hommes, femmes, enfants dans le d\u00e9nuement le plus complet. Beaucoup de ces malheureux trouv\u00e8rent un asile momentan\u00e9 dans les bois de Bordign\u00e9 et la Charnie\u00a0; des maisons charitables recueillirent femmes et enfants, qui purent y attendre le d\u00e9cret d\u2019amnistie, leur permettant de rentrer dans leurs foyers. Mais que de drames obscurs\u00a0! On a dit qu\u2019\u00e0 leur passage \u00e0 Bernay quelques Vend\u00e9ens auraient disparu. La ruelle descendant aux pr\u00e9s, derri\u00e8re la Grange Piot aurait vu des sc\u00e8nes tragiques. Un pr\u00eatre vend\u00e9en, sa m\u00e8re, ses deux s\u0153urs, son domestique furent fusill\u00e9s dans le cimeti\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une femme, au c\u0153ur g\u00e9n\u00e9reux, et d\u2019une grande vaillance, \u00e0 laquelle plusieurs historiens ont rendu hommage, Madame de Bordign\u00e9, ne cessa de s\u2019employer, pendant la p\u00e9riode la plus aigu\u00eb de la tourmente r\u00e9volutionnaire, au soulagement de toutes les mis\u00e8res. L\u2019abb\u00e9 Pauloin a \u00e9crit d\u2019elle, qu\u2019attentive \u00e0 tous les genres d\u2019infortunes et ne voulant en laisser aucune sans lui porter secours, ses revenus tout entiers s\u2019en allaient, chaque ann\u00e9e, en bonnes \u0153uvres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bordign\u00e9 abrita plusieurs pr\u00eatres, notamment l\u2019abb\u00e9 Pivron, ancien cur\u00e9 de Craon, qui ne craignit pas d\u2019exercer son minist\u00e8re \u00e0 Bernay et environs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son histoire de la Chouannerie l\u2019abb\u00e9 Pauloin dit ce qui suit\u00a0: \u00ab\u00a0Chose surprenante\u00a0! Dans un pays, devenu si suspect par la pr\u00e9sence des nombreux proscrits qui y avaient \u00e9lu domicile, dans une contr\u00e9e si souvent et si minutieusement fouill\u00e9e par les agents du pouvoir, sur un th\u00e9\u00e2tre de tant de combats, que ne cessaient de traverser les troupes r\u00e9publicaines, attir\u00e9es par la division St. Paul, il se passait des sc\u00e8nes religieuses qu\u2019on e\u00fbt en vain cherch\u00e9es sur tout autre point de la France. Non seulement les saints myst\u00e8res \u00e9taient c\u00e9l\u00e9br\u00e9s, chaque semaine devant une nombreuse assistance, mais encore les grands bois de Bernay retentissaient, de temps \u00e0 autre, des chants solennels d\u2019une multitude chr\u00e9tienne, agenouill\u00e9e autour d\u2019un autel improvis\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019abb\u00e9 Pivron fut n\u00e9anmoins d\u00e9nonc\u00e9, arr\u00eat\u00e9, conduit \u00e0 Chassill\u00e9, puis de l\u00e0, d\u2019une seule traite, \u00e0 Sill\u00e9. Madame de Bordign\u00e9 l\u2019accompagna \u00e0 pied, pendant ce trajet, par les mauvais chemins, pour le d\u00e9fendre. Elle faillit mourir d\u2019\u00e9puisement en arrivant \u00e0 Tennie\u00a0; on lui avait refus\u00e9 d\u2019entrer \u00e0 Bordign\u00e9, au passage, pour prendre un peu de pain. Elle eut la consolation de sauver son prot\u00e9g\u00e9, avec l\u2019aide de l\u2019ancien cur\u00e9 de Bernay, Andr\u00e9 Launay, alors doyen de Sill\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019abb\u00e9 Pivron mourut vicaire g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Vannes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 10 Thermidor an VIII (30 juillet 1801), le maire de Bernay dresse un \u00ab\u00a0aper\u00e7u des pertes que les brigands ont fait en la commune de Bernay\u00a0\u00bb. De ce document il r\u00e9sulte que, chez 28 habitants, les armes fusils et pistolets, des objets divers et quelque argent ont \u00e9t\u00e9 pris. Les plaignants sont\u00a0: Moreau, Gagnon, Leturmy, Gravier, Ren\u00e9 Tricot, mar\u00e9chal, D\u00e9zalay, Cointreau, Ren\u00e9 Morin, la veuve Bignon, Julien Martin, Jean Leturmy, Michel Coutelle, Jean Champion, Ren\u00e9 Levillain, Julien Gasseau, Claude Cointereau, Ren\u00e9 Jardin, Ambroise Marreau, Fran\u00e7ois Charlot, Ren\u00e9 Guet, Joseph Lelasseux, Fran\u00e7ois Poirier, Ren\u00e9 Cornu, Jacques Porcher, Julien Lepert, Mathurin Teillay, Ren\u00e9 Gaugain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 17 Pluviose an XI (7 f\u00e9vrier 1803), la municipalit\u00e9 propose \u00e0 M. de Bordign\u00e9 de lui racheter l\u2019\u00e9glise, pour 660 livres. Cette proposition n\u2019eut pas de suite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 24 Messidor (14 juillet), la municipalit\u00e9 demande un cur\u00e9 et le r\u00e9tablissement de Bernay en succursale. On appelait alors ainsi une paroisse poss\u00e9dant son desservant particulier. Or il n\u2019y avait plus de cur\u00e9 \u00e0 Bernay depuis le d\u00e9part de l\u2019abb\u00e9 Lemesle, et Bernay \u00e9tait desservi par un pr\u00eatre de Neuvy, qui \u00e9tait succursale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La municipalit\u00e9 propose m\u00eame de r\u00e9unir \u00e0 Bernay, qui est bien situ\u00e9 pour cela, des communes voisines, disant que si elle ne poss\u00e8de pas d\u2019\u00e9glise, elle en dispose n\u00e9anmoins gr\u00e2ce \u00e0 la lib\u00e9ralit\u00e9 de M. de Bordign\u00e9, et elle s\u2019engage \u00e0 assurer le logement d\u2019un Cur\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En cette ann\u00e9e 1803, Bernay fut t\u00e9moin de grandes f\u00eates \u00e0 l\u2019occasion du mariage de M. Pierre-Alexandre de Bordign\u00e9 avec Mademoiselle Emilie de Vanssay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9gime a chang\u00e9, les id\u00e9es aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 15 ao\u00fbt 1806, f\u00eate de Napol\u00e9on, messe solennelle, Te Deum, revue de la garde nationale, jeux divers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 7 d\u00e9cembre, on f\u00eate l\u2019anniversaire du couronnement de Bonaparte et de la bataille d\u2019Austerlitz.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 30 juillet, la municipalit\u00e9 eut \u00e0 protester contre un projet de r\u00e9union civile de Bernay \u00e0 la commune de Neuvy. Trois ans apr\u00e8s encore, le 2 ao\u00fbt 1809, il lui faut se d\u00e9fendre contre le m\u00eame projet, et elle demande toujours avec instance un cur\u00e9.<a href=\"http:\/\/bernayvillage.pagesperso-orange.fr\/extrait.htm\">(<\/a><strong><a href=\"http:\/\/bernayvillage.pagesperso-orange.fr\/extrait.htm\">extrait<\/a>)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 9 juin 1811, grande f\u00eate et r\u00e9jouissance pour la naissance du roi de Rome. Aguil\u00e9, percepteur, fait chanter des couplets enthousiastes, de sa composition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1814, la France est envahie, les troupes Prussiennes ont pouss\u00e9 jusqu\u2019ici, et ont \u00e9tabli leurs avant-postes \u00e0 Bernay sur l\u2019antique chemin du Bas-Maine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une compagnie de l\u2019arm\u00e9e du g\u00e9n\u00e9ral Bl\u00fccher cantonnera de 1815 \u00e0 1818, sur le tertre des Bourrelleries, o\u00f9 est dress\u00e9 un important b\u00fbcher, pr\u00eat \u00e0 allumer en cas d\u2019alarme, pour alerter d\u2019autres postes d\u2019observation, notamment celui de Chauffour. Un jour, dit-on, le feu prit accidentellement \u00e0 ce b\u00fbcher, d\u2019o\u00f9 grand \u00e9moi chez les Prussiens, qui r\u00e9quisitionn\u00e8rent les habitants pour \u00e9teindre ce signal intempestif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 1821, nouvelle et instante r\u00e9clamation de la municipalit\u00e9 pour obtenir un cur\u00e9 desservant son \u00e9glise, redevenue propri\u00e9t\u00e9 communale, par la donation que lui en a faite le baron de Bordign\u00e9, sous la condition expresse qu\u2019elle serve \u00e0 l\u2019exercice du culte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 7 octobre 1822, d\u00e9lib\u00e9ration demandant que Bernay soit rattach\u00e9 au bureau du Mans, pour le service de la poste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 13 mars 1828, une ordonnance royale r\u00e9tablissait la paroisse de Bernay en succursale. Un cur\u00e9, Monsieur M. Duhay s\u2019installait, mais repartait d\u00e8s le 1<sup>er<\/sup>\u00a0octobre suivant, faute d\u2019un logement convenable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La construction d\u2019un presbyt\u00e8re s\u2019impose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 1<sup>er<\/sup>\u00a0mars 1829, vote de 4 000 francs pour cette construction, sur terrain acquis de F\u00e9lix Desgrouas pour 800 francs. Devis de construction 8 500 fr., don de M. de Bordign\u00e9 2 000 fr.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 31 mai 1830, pose de la premi\u00e8re pierre. M. et Mme de Bordign\u00e9, \u00e9tant \u00e0 Paris, sont repr\u00e9sent\u00e9s par M. le cur\u00e9 Besnier. Portier \u00e0 la t\u00eate de 40 hommes sous les armes, maire et conseil pr\u00e9sents, d\u00e9charges de coup de fusil, plantation d&rsquo;un mai, distribution de 160 livres de pain aux pauvres, tourn\u00e9e pour la troupe \u00e0 l\u2019auberge de Bourneuf, danse, et vote de remerciements \u00e0 M. le baron de Bordign\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu de temps apr\u00e8s, M. de Bordign\u00e9 et son fils, qui, \u00e0 la t\u00eate d\u2019une petite arm\u00e9e de partisans, avaient pris les armes pour Charles X contre Louis Philippe, furent oblig\u00e9s de fuir la France, proscrits, pour ne rentrer qu\u2019en 1838.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 15 f\u00e9vrier 1832, le conseil municipal adresse ses remerciements \u00e0 M. le marquis de Tourzel, qui a donn\u00e9 de la pierre, pour encaisser une partie impraticable du chemin de St-Symphorien, et du bois en Charnie, pour la construction de l\u2019\u00e9cole \u00e9lev\u00e9e par souscription publique. Il s\u2019agit de l\u2019\u00e9cole de gar\u00e7ons, \u00e0 construire au carrefour des Croix, sur un devis de 2 550 fr.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les conseillers expriment \u00e9galement leur reconnaissance, \u00e0 Mme la marquise de Tourzel, d\u2019avoir obtenu du ministre et de Mgr l\u2019Ev\u00eaque, le r\u00e9tablissement de la paroisse de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1832, la population de Bernay \u00e9tait de 618 habitants, dont deux cent soixante dix dans le bourg, comprenant cinquante cinq feux. Elle \u00e9tait alors desservie par le bureau de poste de Sill\u00e9-le-Guillaume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 13 ao\u00fbt 1837, sur l\u2019invitation de la pr\u00e9fecture, le conseil d\u00e9signe\u00a0: \u00ab\u00a0vingt individus aptes \u00e0 remplir les fonctions de sapeurs pompiers\u00a0\u00bb. Ces pompiers sans pompe, qui n\u2019eurent pas de successeurs, comprenaient six ma\u00e7ons\u00a0: Poirier, Alexis Delouche, Davoust, Guilleret, Beaufils, Joseph Pancher\u00a0; six couvreurs\u00a0: Fran\u00e7ois et Ren\u00e9 Bourneuf, Cerbelle, Pierre Cornu, Pierre Beauri, Coutard\u00a0; trois scieurs de long\u00a0: Hubert Ferr\u00e9, Leblanc, Jean D\u00e9l\u00e9tang\u00a0; un charron\u00a0: Pautonnier\u00a0; un mar\u00e9chal\u00a0: Briffault\u00a0; un tailleur de pierre\u00a0: Laloue\u00a0; un menuisier\u00a0: Michel Charles\u00a0; un entrepreneur\u00a0: Gilbert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 12 mai 1841, Mgr Bouvier, \u00e9v\u00eaque du Mans, donne la confirmation \u00e0 Bernay. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re visite d\u2019un \u00e9v\u00eaque \u00e0 Bernay. La population lui fit une r\u00e9ception tr\u00e8s solennelle, et un repas fut offert \u00e0 Bordign\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque et au clerg\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1842, construction du chemin de grande communication N\u00b0 16, du Mans \u00e0 Ste-Suzanne. L\u2019ancien chemin, pour aller de Bernay \u00e0 St-Symphorien, \u00e9tait difficile et compliqu\u00e9. Il suivait \u00e0 peu pr\u00e8s le trac\u00e9 de la route actuelle, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019angle aigu, qui a \u00e9t\u00e9 coup\u00e9, que faisait alors le parc de Sourches en face de Gouin, puis tournait brusquement \u00e0 droite, longeant les murs du parc pendant pr\u00e8s de 700 m\u00e8tres, pour revenir \u00e0 gauche, par un chemin passant derri\u00e8re Vaujours et aboutissant \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du bourg aux Trois Croix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 7 juillet 1845, le canon tonne \u00e0 Bernay, mais c\u2019est le canon des f\u00eates. Une salve de 21 coups annonce l\u2019arriv\u00e9e, qui aura lieu le lendemain, de M. Pierre-Armand de Bordign\u00e9 et de sa jeune \u00e9pouse St\u00e9phanie de Fay, mari\u00e9s \u00e0 Danizy (Aisne) le 19 juin pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 8 juillet au matin, nouvelle salve de 21 coups, arriv\u00e9e des jeunes mari\u00e9s et de leur cort\u00e8ge de parents et amis, au son d\u2019une derni\u00e8re d\u00e9charge d\u2019artillerie, dans Bernay pavois\u00e9\u00a0; r\u00e9ception \u00e0 la descente des voitures, par M. Le Cornu\u00e9, au milieu d\u2019une foule \u00e9valu\u00e9e \u00e0 5 000 personnes venues de toutes parts, et aux accents de la fanfare de Fresnay, grand banquet de pr\u00e8s de 400 couverts, festin pour les pauvres, jeux, feu d\u2019artifice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le chemin de grande communication N\u00b0 9, de Conlie \u00e0 Lou\u00e9, date de 1844. Le chemin vicinal N\u00b0 3, de Bernay \u00e0 Ruill\u00e9, est de 1845.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fondation du bureau de bienfaisance remonte \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1846. Cette m\u00eame ann\u00e9e, la municipalit\u00e9 demandait la distribution journali\u00e8re de la poste chez l\u2019habitant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1847, ann\u00e9e de chert\u00e9 extraordinaire des grains, commencement d\u2019\u00e9meutes\u00a0; des hommes arm\u00e9s se r\u00e9unissent dans la Charnie, mais des secours viennent et tout s\u2019apaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le baron de Bordign\u00e9 avait, par testament, l\u00e9gu\u00e9 douze cents francs aux bureaux de charit\u00e9 de Bernay et Neuvy, six apprentissages de m\u00e9tiers pour gar\u00e7ons et filles \u00e0 Bernay et \u00e0 Neuvy, deux lits \u00e0 l\u2019h\u00f4pital du Mans, un pour Bernay, un pour Neuvy. Le conseil d\u00e9lib\u00e9ra, \u00e0 plusieurs reprises, pour l\u2019acceptation de ce testament. Finalement, le 15 mai 1855, il accepta les deux premiers legs, mais refusa le lit \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, sous pr\u00e9texte qu\u2019aucun pauvre ne voulait y aller.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ouverture du chemin vicinal N\u00b0 6, de Bernay \u00e0 Tennie, remonte \u00e0 1853.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 4 ao\u00fbt 1861, le conseil d\u00e9cide l\u2019agrandissement du presbyt\u00e8re\u00a0; les travaux s\u2019\u00e9lev\u00e8rent \u00e0 2 350 francs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 3 avril 1864, d\u00e9cision d\u2019acqu\u00e9rir la maison de Robeveille, instituteur, pour agrandir l\u2019\u00e9cole. Les frais d\u2019acquisition, et de travaux d\u2019appropriation, s\u2019\u00e9lev\u00e8rent \u00e0 7 700 francs environ.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La construction du chemin vicinal N\u00b0 6, de Bernay \u00e0 Parennes, \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9e d\u00e8s le 11 f\u00e9vrier 1870, mais la guerre y apporta quelque retard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la bataille du Mans, 12 janvier 1871, Bernay vit passer une partie de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise en retraite, fantassins et cavaliers m\u00eal\u00e9s, sur les routes rendues presque impraticables par une \u00e9paisse couche de neige.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une r\u00e9sistance d\u2019arri\u00e8re-garde fut organis\u00e9e, pour arr\u00eater les ennemis, sur la lev\u00e9e, en travers de laquelle des peupliers avaient \u00e9t\u00e9 abattus. Un hulan, faisant partie d\u2019une reconnaissance, fut tu\u00e9 d\u2019une balle pr\u00e8s du pont.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la signature de l\u2019armistice, survenue peu apr\u00e8s, le dernier poste de l\u2019arm\u00e9e prussienne, sur la route de Ste-Suzanne, fut, comme en 1815, \u00e9tabli \u00e0 Bernay\u00a0; la sentinelle avanc\u00e9e \u00e9tait en faction au bout du chemin du Coudray. Un nombreux \u00e9tat-major occupait Bordign\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mai 1871, les Prussiens ont \u00e9vacu\u00e9 Bernay. Le 28 de ce mois, le conseil municipal fait ses comptes. L\u2019occupation ennemie a co\u00fbt\u00e9, \u00e0 la commune, 3 656 francs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 16 novembre 1873, est d\u00e9cid\u00e9e la construction du chemin vicinal N\u00b0 4, vers Amn\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 11 novembre 1875, le conseil vote l\u2019abat des peupliers, existant alors sur les bas-c\u00f4t\u00e9s de la lev\u00e9e, et dont plusieurs \u00e9taient arrach\u00e9s par un ouragan survenu la veille. Le produit de la vente de ces peupliers devait \u00eatre employ\u00e9 aux r\u00e9parations n\u00e9cessaires du clocher, par M. V\u00e9rit\u00e9, architecte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 8 mai 1876, n\u2019ayant pas eu la visite de l\u2019architecte, le conseil pense \u00e0 s\u2019adresser \u00e0 d\u2019autres. Il vote la construction d\u2019un lavoir communal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et le 8 mai 1881, est adopt\u00e9e la construction d\u2019une \u00e9cole de Filles. Le 25 octobre, un emprunt de 9 000 francs est vot\u00e9\u00a0; le minist\u00e8re donne 10 000 francs, l\u2019achat des immeubles d\u00e9j\u00e0 existants, et travaux pr\u00e9vus, s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 19 788 francs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant pr\u00e8s d\u2019une ann\u00e9e, au cours de 1883 et 1884, une grande comp\u00e9tition est ouverte entre Bernay et St-Symphorien, pour la possession d\u2019un bureau de poste \u00e0 cr\u00e9er. De nombreuses r\u00e9unions du conseil ont lieu \u00e0 ce sujet, dans lesquelles les d\u00e9cisions manquent de fermet\u00e9, ou m\u00eame se d\u00e9jugent. St-Symphorien va peut-\u00eatre l\u2019emporter, lorsque la question est \u00e9tudi\u00e9e par le s\u00e9nateur Cordelet, ami personnel de mon p\u00e8re, qui peut faire valoir la cause de Bernay. D\u2019autre part, M. le comte de Ruill\u00e9, offre, \u00e0 l\u2019administration des postes, un local gratuit pour 18 ann\u00e9es. Le bureau reste \u00e0 Bernay et est ouvert le 1<sup>er<\/sup>\u00a0octobre 1884. Le t\u00e9l\u00e9graphe y sera install\u00e9 le 25 septembre 1892, et le t\u00e9l\u00e9phone, en 1903.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce fut en 1877 que, pour la premi\u00e8re fois, un m\u00e9decin vient s\u2019installer \u00e0 Bernay. M. le Docteur, comte de Trolong du Rumain, y exer\u00e7a pendant 45 ans. Le poste, rest\u00e9 vacant \u00e0 sa mort (23 janvier 1922), ne sera repris qu\u2019en 1926, par le Docteur Yves-Henri Leroy dont le cabinet se trouvait place des halles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5 f\u00e9vrier 1885, cr\u00e9ation de la succursale de la Caisse d\u2019\u00c9pargne \u00e0 Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 15 juin 1890 le conseil Municipal reporte l\u2019assembl\u00e9e, ou f\u00eate patronale, du 16 juillet au dimanche apr\u00e8s le 29 juin. Une autre assembl\u00e9e a lieu le troisi\u00e8me dimanche d\u2019octobre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 10 d\u00e9cembre 1907, la commune de Bernay ach\u00e8te pour y \u00e9tablir Mairie et \u00c9cole de gar\u00e7ons, les immeubles actuels, rentrant ainsi en possession du vieux coll\u00e8ge de 1552. Ces immeubles, acquis comme bien national en 1792 par M. Le Cornu\u00e9, \u00e9taient devenus en 1820 la propri\u00e9t\u00e9 de M. Morin, \u00e0 la C\u00f4ne. Mme Rondeau, petite-fille de ce dernier, les c\u00e9da en 1907, \u00e0 la commune, pour un prix gracieusement r\u00e9duit en faveur de Bernay, \u00e0 la modique somme de 4 000 francs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un emprunt de 13 500 francs fut souscrit pour couvrir les frais d\u2019achat et de construction d\u2019une classe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les anciennes \u00c9cole et Mairie, furent vendues le 8 septembre 1912 pour 3 520 francs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 29 f\u00e9vrier 1928, la commune de Bernay adh\u00e8re au Syndicat intercommunal de la Champagne du Maine pour l\u2019\u00e9lectrification. Un emprunt de 105 800 francs est contract\u00e9, les travaux ex\u00e9cut\u00e9s au cours de l\u2019hiver suivant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 16 mars 1929, \u00e0 23 heures, le courant \u00e9lectrique est donn\u00e9\u00a0; les 13 lampes municipales \u00e9claires les rues, les cadrans lumineux du clocher donnent l\u2019heure dans la nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce rapide aper\u00e7u historique sur Bernay s\u2019ach\u00e8ve sur un souvenir comme peu de communes en France pourraient en \u00e9voquer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mercredi 19 novembre 1930, \u00e0 15 heures, un vrombissement puissant et proche se faisait entendre, et dans le ciel de Bernay apparaissait, \u00e0 faible altitude, au-dessus m\u00eame du bourg, un bel oiseau rouge, qui n\u2019\u00e9tait autre que le\u00a0?, don du grand industriel Fran\u00e7ois Coty, volant d\u2019Angers \u00e0 Rouen, pilot\u00e9 par les glorieux aviateurs Costes et Bellonte, qui, les premiers, sur cet historique avion, r\u00e9ussirent la travers\u00e9e de l\u2019Atlantique, d\u2019Europe en Am\u00e9rique.<\/p>\n<h6><strong><span style=\"color: #ff6600;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">E- EPOQUE DE L&rsquo;OCCUPATION ET APR\u00c8S\u00a0GUERRE:<\/span><\/span><\/strong><\/h6>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>II- EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE DEPUIS 1793<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p>(Sources\u00a0: Cassini jusqu&rsquo;en 1999<span style=\"font-size: 13.3333px; line-height: 20px;\">,<\/span>\u00a0puis <a title=\"Institut national de la statistique et des \u00e9tudes \u00e9conomiques\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Institut_national_de_la_statistique_et_des_%C3%A9tudes_%C3%A9conomiques\">Insee<\/a> \u00e0 partir de 2004.)<\/p>\n<div class=\"wikitable centre overflow\" align=\"center\">\n<table class=\"wikitable alignleft\" width=\"453\"><caption><strong>\u00c9volution de la population de 1793 \u00e0 2011<\/strong><\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<th scope=\"col\"><strong>1793<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1800<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1806<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1821<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1831<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1836<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1841<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1846<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1851<\/strong><\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>555<\/strong><\/td>\n<td><strong>521<\/strong><\/td>\n<td><strong>570<\/strong><\/td>\n<td><strong>592<\/strong><\/td>\n<td><strong>644<\/strong><\/td>\n<td><strong>720<\/strong><\/td>\n<td><strong>674<\/strong><\/td>\n<td><strong>720<\/strong><\/td>\n<td><strong>749<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"wikitable alignleft\" width=\"448\"><caption class=\"hidden\"><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/strong><\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>1856<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1861<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1866<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1872<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1876<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1881<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1886<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1891<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1896<\/strong><\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>744<\/strong><\/td>\n<td><strong>721<\/strong><\/td>\n<td><strong>742<\/strong><\/td>\n<td><strong>760<\/strong><\/td>\n<td><strong>737<\/strong><\/td>\n<td><strong>709<\/strong><\/td>\n<td><strong>656<\/strong><\/td>\n<td><strong>626<\/strong><\/td>\n<td><strong>606<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<div class=\"wikitable centre overflow\" align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<div class=\"wikitable centre overflow\" align=\"center\"><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/strong><\/div>\n<table class=\"wikitable alignleft\" width=\"449\">\n<tbody>\n<tr>\n<th scope=\"col\"><strong>1901<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1906<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1911<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1921<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1926<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1931<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1936<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1946<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1954<\/strong><\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>622<\/strong><\/td>\n<td><strong>653<\/strong><\/td>\n<td><strong>611<\/strong><\/td>\n<td><strong>598<\/strong><\/td>\n<td><strong>551<\/strong><\/td>\n<td><strong>567<\/strong><\/td>\n<td><strong>570<\/strong><\/td>\n<td><strong>588<\/strong><\/td>\n<td><strong>506<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"wikitable alignleft\" style=\"height: 82px;\" width=\"447\"><caption class=\"hidden\"><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/strong><\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<th scope=\"col\"><strong>1962<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1968<\/strong><\/th>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>1975<\/strong><\/th>\n<th scope=\"col\"><strong>1982<\/strong><\/th>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>1990<\/strong><\/th>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>1999<\/strong><\/th>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>2006<\/strong><\/th>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>2011<\/strong><\/th>\n<th style=\"text-align: left;\" scope=\"col\"><strong>&#8211;<\/strong><\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>518<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>458<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>432<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>391<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>393<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>384<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>449<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>479<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: left;\"><strong>&#8211;<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<div style=\"text-align: left;\">\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: left;\">\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: left;\">\u00a0<\/div>\n<div><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/fr\/timeline\/8320e204bfd58abf18a8e61830d627e7.png\" alt=\"\" usemap=\"#timeline_8320e204bfd58abf18a8e61830d627e7\" \/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<map id=\"timeline_8320e204bfd58abf18a8e61830d627e7\" name=\"timeline_8320e204bfd58abf18a8e61830d627e7\"><\/map>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>III- SEIGNEURS DE BERNAY ET DE BORDIGNE<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9but de IXe si\u00e8cle la seigneurie de Bernay appartenait \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque Francon 1<sup>er<\/sup>\u00a0(794-816). Il l\u2019avait acquise pour l\u2019\u00e9glise du Mans. Des ennemis puissants lui disputaient ses possessions, il dut soutenir des proc\u00e8s pour les conserver\u00a0; gr\u00e2ce aux titres qu\u2019il poss\u00e9dait, et aux t\u00e9moignages de plusieurs hommes nobles du pays, il eut gain de cause, conserva la belle terre de Bernay, dont il augmenta les revenus, et la transmit \u00e0 son neveu et successeur Francon II.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici ce que nous savons des personnages qui port\u00e8rent les titres de seigneurs de Bernay et de Seigneurs de Bordign\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des Gu\u00e9rin, Elinand, Guillaume, seigneurs de Bernay au XIIe et XIIIe si\u00e8cles, nous savons peu de chose. On voit Gu\u00e9rin pr\u00e9sent \u00e0 la fondation du Prieur\u00e9 de Vernie. Guillaume est cit\u00e9 dans le cartulaire de l\u2019\u00c9glise du Mans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1256 Ada, dame de Bernay, fait un don de d\u00eeme, sur un territoire lui appartenant \u00e0 Baug\u00e9, au chapitre de la cath\u00e9drale du Mans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre 1372 et 1379 un Jean X de Bordign\u00e9 est abb\u00e9 de St-Vincent du Mans, sous le nom de Jean V.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre Jean de Bordign\u00e9, \u00e9poux de Guillemnine des Ch\u00e8res, meurt en 1445.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1490 \u00e0 1503 le fief de Bordign\u00e9 est entre les mains de Roland, fils du pr\u00e9c\u00e9dent. C\u2019est de cette famille qu\u2019est issu le chanoine de l\u2019\u00e9glise d\u2019Angers, Jean de Bordign\u00e9, docteur en droits civil et canon, r\u00e9gent de la facult\u00e9 de droit civil sous le nom de Jean de Bernay, auteur de l\u2019histoire d\u2019Anjou et du Maine, publi\u00e9e en 1529, histoire que Louis XI demandait, d\u00e8s 1478, aux gens de la chambre d\u2019Angers. Un autre de Bordign\u00e9, n\u00e9 en 1531 \u00e0 Angers, est \u00e9galement connu comme po\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 29 ao\u00fbt 1545, Fran\u00e7oise de Bordign\u00e9, \u00e2g\u00e9e de 14 ans, \u00e9tait autoris\u00e9e dans un act\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par Mathurin Bernard, notaire jur\u00e9 de la court de Ste-Suzanne, \u00e0 accepter le don, \u00e0 elle fait, d\u2019une maison nomm\u00e9e le Chasteignier, sise en la rue des Quatre-\u0152ufs, \u00e0 Angers, paroisse de la Trinit\u00e9, par une demoiselle Marguerite Lefaucheux. L\u2019acte se termine ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Fait au dit lieu de Bordign\u00e9, pr\u00e9sent le dit escuyer Gabriel de Bordign\u00e9, p\u00e8re de la dite Fran\u00e7oise, messire Jehan de Bordign\u00e9, chanoine de l\u2019\u00e9glise d\u2019Angers, et messire Roland Le Roux, prestre demeurant en la paroisse de Bernay\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ces m\u00eames temps existait une famille de seigneurs de Bernay. Robert fait en Ao\u00fbt 1471 et f\u00e9vrier 1476 des d\u00e9clarations \u00e0 sourches pour\u00a0: \u00ab\u00a0maison et h\u00e9bergement \u00e0 Bernay, joignant au prieur\u00e9 et au chemin du Mans\u00a0\u00bb. M\u00eame d\u00e9claration faite le 13 janvier 1482 par Fran\u00e7ois de Bernay, dont la veuve Jeanne de Grez, dame de Bonne Fontaine en Anjou, en fit la vente \u00e0 Ren\u00e9 du Bouchet, le 19 f\u00e9vrier 1503.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 26 f\u00e9vrier 1590 noble Pierre de Bordign\u00e9, veuf, \u00e9pouse Mlle Marie Le Bourdais en l\u2019\u00e9glise de Bernay, en pr\u00e9sence de ses enfants\u00a0: Pierre, S\u00e9bastienne et Fran\u00e7oise, et de Jacques Lemeunier marchand \u00e0 Bernay. Le 3 septembre 1594, Honorat de Bordign\u00e9 est t\u00e9moin, avec autres, dont Jacques Lemeunier, dans la prise de possession, par le seigneur de Sourches, de la butte Chamaillard, pr\u00e8s son ch\u00e2teau de Sourches le Vayer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jacques Lemeunier, fils du pr\u00e9c\u00e9dent, \u00e9pouse en 1609, Fran\u00e7oise de Bordign\u00e9. S\u00e9bastienne \u00e9pouse Antoine de Hernault, escuyer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1<sup>er<\/sup>\u00a0avril 1611, mort de Pierre de Bordign\u00e9, inhum\u00e9 en l\u2019\u00e9glise de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 21 janvier 1613, Madame de Hernault vend les deux tiers faisant sa part dans la terre de Bordign\u00e9, dont\u00a0: \u00ab\u00a0maison seigneuriale, terre, pr\u00e9s, bois, carri\u00e8re de pierre de taille, droit de p\u00eache et droit de fuye\u00a0\u00bb, \u00e0 Isaac Thabaudin, seigneur de la Chevalerie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019origine de la famille Th\u00e9baudin (Th\u00e9baldinus) serait italienne. Deux fr\u00e8res Th\u00e9baudin et Poubaudin auraient lev\u00e9 en Allemagne un corps de cavalerie, et se seraient mis au service du roi Charles VII contre les anglais<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Char de Bernay au comice de Conlie \u00c9cusson communale fait de roses en papier<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un chevalier Th\u00e9baude combattait aux c\u00f4t\u00e9s de Dunois au si\u00e8ge d\u2019Orl\u00e9ans, faisant partie de L\u2019ost du seigneur d\u2019Alen\u00e7on. On trouve des Th\u00e9baudin \u00e0 Balad\u00e9, \u00e0 Torc\u00e9-en-Charnie, puis \u00e0 Valaubin, \u00e0 Ruill\u00e9. Isaac Th\u00e9baudin, devenu seigneur de Bordign\u00e9, \u00e9pousa Marguerite Auger, dame de la Rozelle. Leurs h\u00e9ritiers et successeurs sont\u00a0: 1645, Dominique, avocat au parlement de Paris, administrateur des hospices du Mans, \u00e9poux de Ren\u00e9e de Vaigreville\u00a0; 1720, Pierre Dominique, conseiller et procureur du roi au si\u00e8ge de la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e du Maine, \u00e9poux de Fran\u00e7oise Roblot\u00a0; 1741, Pierre Dominique, son fils et successeur dans ces charges, \u00e9poux de Louise-Fran\u00e7oise Poisson\u00a0; 1749, Pierre-Denis Dominique, conseiller du roi en sa cour des monnayes, \u00e9poux de Marie-Julie Duchesne, qui eut une si h\u00e9ro\u00efque attitude pendant la r\u00e9volution.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab II y a, dit Le Paige, dans la paroisse de Bernai, le fief de la Roche-Tabary r\u00e9uni \u00e0 la terre de Bordign\u00e9\u00a0; cette terre est consid\u00e9rable, la maison est bien b\u00e2tie et les dehors en sont fort agr\u00e9ables, la famille de Bordign\u00e9 a occup\u00e9 des places distingu\u00e9es tant au Pr\u00e9sidial du Mans que dans les cours sup\u00e9rieures \u00e0 Paris\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1816, Pierre-Alexandre Marie, baron de Bordign\u00e9, \u00e9poux de \u00c9milie de Vanssay, succ\u00e8de \u00e0 son p\u00e8re. L\u2019historien Pesche classe le baron de bordign\u00e9 au rang des hommes remarquables de la province du Maine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce fut dit-il\u00a0: \u00ab\u00a0un homme d\u2019esprit, ami des sciences et des lettres ; dou\u00e9 d\u2019un caract\u00e8re aimable et facile\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son fils, Pierre Armand, \u00e9pousa mademoiselle Louise St\u00e9phanie de Fay. De cette union naquit mademoiselle Marie Marguerite Louise, qui \u00e9pousa le 1<sup>er<\/sup>\u00a0juin 1865, M. Henri-Geoffroy de la Planche, comte de Ruill\u00e9. Leur fils M. Alfred Henri guillaume, propri\u00e9taire actuel de la terre de Bordign\u00e9, est n\u00e9 au ch\u00e2teau de Gallerande, le 7 ao\u00fbt 1866.<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>IV- ECOLES<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">La plus ancienne \u00e9cole connue \u00e0 Bernay, est le coll\u00e8ge fond\u00e9 en 1552 par le cur\u00e9 Matignon, qui en attribua la pr\u00e9sentation au cur\u00e9, aux religieux de la Couture et au procureur de la Fabrique. En fait, l\u2019usage s\u2019\u00e9tablit d\u2019en confier la direction aux vicaires. Une d\u00e9lib\u00e9ration du conseil municipal du 17 juin 1791 dit\u00a0: \u00ab\u00a0Le coll\u00e8ge de Bernay, dont la fondation est du 30 octobre 1552, a toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 aux vicaires de cette paroisse, aux charges par eux d\u2019enseigner \u00e0 lire aux enfants de ladite paroisse, comme le porte ledit acte de fondation\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est dit encore ailleurs\u00a0: \u00ab\u00a0que c\u2019est un petit coll\u00e8ge de gar\u00e7ons dont le vicaire est le ma\u00eetre, que cet \u00e9tablissement est fond\u00e9 pour l\u2019instruction des pauvres habitants, que le vicaire est tenu de faire l\u2019\u00e9cole aux enfants, le matin et le soir, et de leur apprendre \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici les noms connus des vicaires de Bernay, qui purent \u00eatre titulaires du coll\u00e8ge, car il semble qu\u2019il y eut par moments, deux vicaires ensemble \u00e0 Bernay. Nous trouvons en 1579 Julien Launay, qui pouvait y \u00eatre depuis longtemps d\u00e9j\u00e0\u00a0; en 1583, Pierre Delouche\u00a0; en 1588, Thyron, inhum\u00e9 en 1605 par Jacques Tuart, cur\u00e9\u00a0; 1594, S\u00e9bastien Dutertre, inhum\u00e9 le 25 janvier 1616, dans l\u2019\u00e9glise, pr\u00e8s la grand\u2019porte\u00a0; 1603, Morin\u00a0; 1621 Fran\u00e7ois Lochu\u00a0; 1622, Pierre Logit\u00a0; 1629, Jean Cherouvrier, qui s\u2019intitule chapelain en l\u2019\u00e9glise de Bernay. Parmi les noms \u00e9num\u00e9r\u00e9s ci-dessus figurent peut-\u00eatre des cur\u00e9s, mais rien ne nous permet de les d\u00e9signer comme tels. Viennent ensuite\u00a0: en 1640, Louis Henri Lallier\u00a0; 1646, Ren\u00e9 Aubert\u00a0; 1676, Plessis\u00a0; 1678, Manson\u00a0; 1679, Jartin\u00a0; 1683, Fron\u00a0; 1689, Pichon\u00a0; 1701, Joseph Hamelin\u00a0; 1702, Joseph Pillot, mort \u00e0 75 ans, inhum\u00e9 le 23 juin 1746 pr\u00e8s la grand\u2019croix du grand cimeti\u00e8re\u00a0; 1703, Le Roy\u00a0; 1707, L. Viais\u00a0; 1708, Jean Pinard\u00a0; 1713, Cailleau\u00a0; 1720, Gu\u00e9rinet\u00a0; 1730, Godefroy, mort \u00e0 40 ans, inhum\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise le 4 octobre 1746\u00a0; 1747, Robin\u00a0; 1753, Pichon\u00a0; 1756, Agin\u00a0; 1758, G. Lemercier\u00a0; 1762, J. Leclerx\u00a0; 1769, Paquier\u00a0; 1772, Frillon\u00a0; 1776, Andr\u00e9 Launay\u00a0; 1777 Jacques Michel Lemaire. Ce dernier, ayant refus\u00e9 d\u2019obtemp\u00e9rer au d\u00e9cret du 26 d\u00e9cembre 1790 et de pr\u00eater le serment civique, f\u00fbt destitu\u00e9 par d\u00e9lib\u00e9ration du 17 juin 1791, et remplac\u00e9 par Michel-Jean-Richard. Entre 1781 et 1787 figure aussi comme vicaire \u00e0 Bernay Pierre Trillon, devenu ensuite cur\u00e9 de Ruill\u00e9. Le 26 juin 1793 la municipalit\u00e9 d\u00e9signe le cur\u00e9 Lemesle pour enseigner dans le coll\u00e8ge, alors vacant, avec jouissance dudit coll\u00e8ge et terres en d\u00e9pendant, pour sa r\u00e9mun\u00e9ration. C\u2019est le dernier ma\u00eetre du vieux coll\u00e8ge de Bernay, que la r\u00e9volution a ferm\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 17 Germinal an IX (8 avril 1801), enqu\u00eate du chef de brigade, pr\u00e9fet du d\u00e9partement, sur les \u00e9tablissements et le personnel d\u2019instruction publique \u00e0 Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 4 Nivose an X (26 d\u00e9cembre 1801), la citoyenne Brosse, institutrice primaire de la commune de Bernay, est requise de se pr\u00e9senter, le 15 du courant, devant le jury primaire d\u2019instruction publique s\u00e9ant \u00e0 la Couture, afin d\u2019y subir un nouvel examen.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 16 juin 1806, Lefeuvre, maire certifie que Claude et Jeanne Cointereau, n\u00e9e Fran\u00e7oise Levillain, ont \u00e9cole de 18 gar\u00e7ons et 20 filles dans leur maison, touchent un franc par mois et par \u00e9l\u00e8ve externe, que ces deux ma\u00eetres poss\u00e8dent toutes qualit\u00e9s requises. L\u2019instruction consiste en lecture, \u00e9criture, calcul\u00a0; la commune n\u2019a aucun frais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mai 1817, c\u2019est un sieur Charles Divr\u00e9 qui s\u2019installe comme instituteur, admis par la municipalit\u00e9, qui a inscrit ses dipl\u00f4mes. Divr\u00e9, n\u00e9 \u00e0 Sill\u00e9-le-Guillaume le 20 juillet 1757, exer\u00e7ait depuis 1798 la profession d\u2019instituteur. Un certificat, adress\u00e9 au recteur de l\u2019acad\u00e9mie d\u2019Angers, dit qu\u2019il enseigne parfaitement la lecture, l\u2019\u00e9criture et le calcul, m\u00eame d\u00e9cimal, qu\u2019il est un homme probe et religieux. En arrivant \u00e0 Bernay il n\u2019est ni log\u00e9 ni r\u00e9tribu\u00e9\u00a0; il a 12 \u00e0 15 \u00e9l\u00e8ves en hiver, tr\u00e8s peu en \u00e9t\u00e9\u00a0; il touche 75 centimes \u00e0 un franc par \u00e9l\u00e8ve et par mois\u00a0; mais le 22 janvier 1818, le pr\u00e9fet Pasquier invite la municipalit\u00e9 \u00e0 voter une subvention \u00e0 Divr\u00e9, pour instruire les \u00e9l\u00e8ves indigents. On lui vote, le 1<sup>er<\/sup>\u00a0f\u00e9vrier 1818, une subvention annuelle de 40 francs, pour instruire 4 enfants pauvres, d\u00e9sign\u00e9s par le Maire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Charles Divr\u00e9 mourut instituteur et sacriste \u00e0 Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son successeur fut Louis Buon, muni d\u2019un certificat de capacit\u00e9 au 3<sup>e<\/sup>\u00a0degr\u00e9. La municipalit\u00e9 lui vote, le 15 mai 1823, une indemnit\u00e9 de 50 francs, pour instruire 4 enfants pauvres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1828, Louis Buon avait 20 \u00e9l\u00e8ves en hiver, six en \u00e9t\u00e9, payant 75 centimes par \u00e9l\u00e8ve et par mois, il touchait 40 fr. d\u2019indemnit\u00e9 de logement, il enseignait gar\u00e7ons et filles aux m\u00eames heures, dans la m\u00eame classe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre temps un nomm\u00e9 Deschamps et un nomm\u00e9 Herv\u00e9 avaient tent\u00e9 de s\u2019installer comme instituteurs \u00e0 Bernay. Une lettre de l\u2019\u00c9v\u00each\u00e9, du 13 janvier 1825, invite le maire \u00e0 leur interdire l\u2019instruction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a aussi conserv\u00e9 le souvenir d\u2019une demoiselle H\u00e9l\u00e8ne Angoulvent, infirme, qui instruisait son neveu et quelques autres enfants, dans la maison de l\u2019\u00e9cole actuelle des gar\u00e7ons, o\u00f9 elle habitait. Elle \u00e9tait n\u00e9e le 1<sup>er<\/sup>\u00a0f\u00e9vrier 1805, dans la maison actuellement \u00e0 Mlle Anna Hulot, propri\u00e9t\u00e9 de ses parents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 29 mai 1834, Joseph Rob1veille, n\u00e9 en 1802 \u00e0 Niort (Mayenne) arriva comme instituteur \u00e0 Bernay\u00a0; le 4 mars 1838, il acheta un terrain, au carrefour des Croix, o\u00f9 il construisit une maison dans laquelle il fit l\u2019\u00e9cole, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019acquisition qui en fut faite par la commune le 16 juillet 1865, acquisition suivie de la construction des b\u00e2timents actuels, qui furent\u00a0: classe et mairie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Joseph Robveille d\u00e9c\u00e9da \u00e0 Bernay le 29 janvier 1881.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses successeurs sont\u00a0: Ren\u00e9 M\u00e9zerette, en janvier 1874\u00a0; Louis Guibert, en f\u00e9vrier 1875\u00a0; Ars\u00e8ne Garreau, en octobre 1909.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1847 que remonte la premi\u00e8re \u00e9cole de filles \u00e0 Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant cela existait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Neuvy une florissante \u00e9cole, tenue par les religieuses de l\u2019Ordre de la Providence d\u2019Alen\u00e7on, o\u00f9 l\u2019on allait de Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 7 novembre 1847 la municipalit\u00e9, \u00ab\u00a0consid\u00e9rant que depuis longtemps le besoin d\u2019une institutrice se faisait sentir\u00a0\u00bb, s\u2019entend avec une demoiselle Doucet, et l\u2019installe dans la maison accol\u00e9e en retour d\u2019\u00e9querre, derri\u00e8re la poste actuelle. La commune louait cette maison 80 fr. \u00e0 Lelasseux et Buon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 6 mars 1850, ce sont deux religieuses de la Providence\u00a0: S\u0153ur Anne Louveau et S\u0153ur C\u00e9sarine Patry, qui ouvrent l\u2019\u00e9cole communale, dans la maison appartenant \u00e0 la famille Jupin, qu\u2019ach\u00e8tera plus tard la commune, puis viennent\u00a0: les S\u0153urs Nathalie Taburet et Mathilde Aubry, Philom\u00e8ne Vannier et Marie Augustin Sellier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la mort de S\u0153ur Philom\u00e8ne Vannier, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 13 avril 1896, l\u2019\u00e9cole est la\u00efcis\u00e9e\u00a0: les titulaires en sont successivement Mesdemoiselles Em\u00e9rence Passe, L\u00e9onie Germond (5 septembre 1901), Mme Brochard (20 avril 1905).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une \u00e9cole libre fond\u00e9e par Madame la comtesse de Ruill\u00e9, est install\u00e9e dans les b\u00e2timents am\u00e9nag\u00e9s pour cet usage, au lieu dit du Rocher, dans le bourg, acquis par Jean Allain. Cette \u00e9cole est ouverte par S\u0153ur Marie Augustin Sellier et S\u0153ur Marie Juliette Denis, auxquelles succ\u00e8dent en 1902, Mlle Aubry\u00a0; en 1906, Mlle Lema\u00eetre\u00a0; en 1920, Mlle Leblanc.1945,Melle Bouvet; Mme sagot puis Mlle Dubois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">fin de l&rsquo; \u00e9cole libre<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>V- CURES DE BERNAY<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils ne nous sont pas connus avant l\u2019abb\u00e9 Matignon, fondateur du coll\u00e8ge, qui exer\u00e7ait encore son minist\u00e8re en 1582. Il semble que ses successeurs soient Pierre Gomer, inhum\u00e9 dans l\u2019\u00c9glise le 1<sup>er<\/sup>\u00a0juin 1600\u00a0; Jacques Tuart, en 1610, Julien Chanteloup, inhum\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise, devant l\u2019autel Notre-dame, le dimanche 6 f\u00e9vrier 1620\u00a0; Fran\u00e7ois Duboys\u00a0; en 1632, Troussin\u00a0; 1676, Guillaume Broussin, vicaire du pr\u00e9c\u00e9dent depuis 1671, mort \u00e0 60 ans, inhum\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise le 11 octobre 1700\u00a0; G. Leprince\u00a0; 1701, Pierre-Fran\u00e7ois Vasselin, inhum\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise le 23 septembre 1749\u00a0; Gaugain, mort \u00e0 57 ans, dont la s\u00e9pulture pr\u00e8s la grand\u2019porte de l\u2019\u00e9glise fut faite le 31 mai 1777 par Darmoy, cur\u00e9 de St Symphorien, en pr\u00e9sence des cur\u00e9s de Conlie, Ruill\u00e9, Neuvy, ST-JULIEN, Amn\u00e9, Tennie, des vicaires de Ruill\u00e9 et Amn\u00e9, des chapelains de Sourches et des Bordeaux, enfin de son successeur et ancien vicaire, Andr\u00e9 Launay et du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">nouveau vicaire, Lemaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le cur\u00e9 Launay, qui avait d\u00e8s le d\u00e9but pr\u00eat\u00e9 serment \u00e0 la constitution, quitta Bernay le 15 ao\u00fbt 1792 pour le doyenn\u00e9 de Sill\u00e9. Le 23 octobre 1812, il r\u00e9tracta son serment \u00e0 Conlie, o\u00f9 il vivait retir\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son vicaire et successeur Jean Le Mesle, \u00e9galement asserment\u00e9, ne resta que peu de temps \u00e0 Bernay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suivent les noms des pr\u00eatres de la succursale de Neuvy, charg\u00e9s de la cure de Bernay\u00a0: en 1806, Guitton\u00a0; en 1816, Bruneau, inhum\u00e9 dans la chapelle Ste-Anne\u00a0; en 1820, Lefort, \u00e9galement inhum\u00e9 dans la chapelle Ste-Anne\u00a0; en 1824, Quinton, Michel-Jean Duhay, qui lui succ\u00e8de en 1826, rentre en 1828 dans la cure de Bernay, r\u00e9tablie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1830, Andr\u00e9-Louis Besnier\u00a0; 1873, Pierre Jupin\u00a0; 1874, Fran\u00e7ois-auguste Huard-fontaine\u00a0; 1878, L\u00e9opold Guillet, dit Montagne\u00a0; 1911, Louis Cormier\u00a0; 1919, Louis-auguste Aleton\u00a0; 1928, Fran\u00e7ois Louis Antoine Gouabeau.1935, Abb\u00e9 Renaudineau ; 1941 , Abb\u00e9 Duchemin ;1947 ,P\u00e8re Marie L\u00e9on ; 1949 ,P\u00e8re L\u00e9on &#8230;.;1962 , P\u00e8re Jean Coulange ; 1988 , Abb\u00e9 Joseph Pommerais<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>VI- MAIRES ET ADJOINTS-AU-MAIRE<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<h6><span style=\"color: #ff6600;\"><u>A- Maires<\/u><\/span><\/h6>\n<table style=\"height: 654px;\" width=\"400\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1789-1791 \u00a0 \u00a0 02 ans<\/td>\n<td>Andr\u00e9 Launay<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1791-1793\u00a0 \u00a0 \u00a002 ans<\/td>\n<td>Pierre-Fran\u00e7ois Le Cornu\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1793-1801\u00a0 \u00a0 \u00a008 ans<\/td>\n<td>Marin Buon<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1801-1806\u00a0 \u00a0 \u00a005 ans<\/td>\n<td>Jacques Porcher<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1806-1824\u00a0 \u00a0 \u00a018 ans<\/td>\n<td>Ren\u00e9 Lefeuvre<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1824-1829\u00a0 \u00a0 \u00a005 ans<\/td>\n<td>Hyppolyte-Pierre-Fran\u00e7ois Desgranges<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1829-1831\u00a0 \u00a0 \u00a002 ans<\/td>\n<td>Ars\u00e8ne-henry Desgranges, fils<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1831-1846\u00a0 \u00a0 \u00a015 ans<\/td>\n<td>Thomas Fran\u00e7ois Le Cornu\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1846-1852\u00a0 \u00a0 \u00a006 ans<\/td>\n<td>Napol\u00e9on Courveaulle<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1852-1884\u00a0 \u00a0 \u00a032 ans<\/td>\n<td>No\u00ebl Jupin<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1884-1923\u00a0 \u00a0 \u00a039\u00a0ans<\/td>\n<td>Henri Geoffroy de la Planche, comte de Ruill\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1923-1929\u00a0 \u00a0 \u00a006 ans<\/td>\n<td>Albert Champion<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1929-1941\u00a0 \u00a0 \u00a012 ans<\/td>\n<td>Pierre Malherbe<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1941-1965\u00a0 \u00a0 \u00a024 ans<\/td>\n<td>L\u00e9onard Hulot<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1965-1989\u00a0 \u00a0 \u00a024 ans<\/td>\n<td>Norbert Brasseur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1989-1995\u00a0 \u00a0 \u00a006 ans<\/td>\n<td>Christiane Rondo<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">1995-2014\u00a0 \u00a0 \u00a018 ans<\/td>\n<td>Hubert Cherbonnier<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 200px;\">2014- &#8230;.<\/td>\n<td>Vincent Hulot<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>B- Adjoints<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p>1802, Ren\u00e9 Jardin\u00a0;<\/p>\n<p>1813, Pierre-Fran\u00e7ois Le CORNUE.<\/p>\n<p>1815, Julien LETESSIER.<\/p>\n<p>1830, Thomas-Fran\u00e7ois Le CORNUE.<\/p>\n<p>1831, Pierre GILBERT.<\/p>\n<p>1837, Joachim LEFEUVRE.<\/p>\n<p>1839, Ren\u00e9 LUCAS.<\/p>\n<p>1846, Ren\u00e9 MORIN.<\/p>\n<p>1860, Mathieu GALBRUN.<\/p>\n<p>1884, Louis EMERY.<\/p>\n<p>1888, Edmond HIRON.<\/p>\n<p>1892, Ren\u00e9 ANJUBAULT.<\/p>\n<p>1900, Louis EMERY.<\/p>\n<p>1909, Louis BESCHE.<\/p>\n<p>1923, Alphonse JARDIN.<\/p>\n<p>1929, L\u00e9onard HULOT.<\/p>\n<p>1945: Mr Guy CHARLOT et Marcel CHARLOT.<\/p>\n<p>1953: Louis\u00a0 LOTTIN.<\/p>\n<p>1965: Maurice FERARD.<\/p>\n<p>1977: Maurice FERARD et Ren\u00e9 HULOT.<\/p>\n<p>1983: Joseph BRUNEAU et Bernadette DUBOIS.<\/p>\n<p>1989: Daniel BESCHUS \u00a0et Jean Yves LEGUY.<\/p>\n<p>1995: Daniel BESCHUS , Lucien MARTINEAU et Marcel DUBOIS.<\/p>\n<p>2001: Daniel BESCHUS, Marcel DUBOIS.<\/p>\n<p>2008: Marinella LEPLU, Vincent HULOT et Francis COTEREAU.<\/p>\n<p>2014: Francis COTEREAU et Murielle SERIZAY.<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>VII- NOTAIRES<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9tude de Bernay a \u00e9t\u00e9 successivement occup\u00e9e par\u00a0: en 1687, Ren\u00e9 Godefroy\u00a0; 1715, Claude Geslin\u00a0; 1761, Fran\u00e7ois Le Cornu\u00e9\u00a0; 1802, Ren\u00e9 Lefeuvre\u00a0; 1823, Hyppolite-Pierre-Fran\u00e7ois Desgranges\u00a0; 1827, Ars\u00e8ne-Henri Desgranges\u00a0; 1852, Pierre Alphonse Malherbe\u00a0; 1868, Julien David\u00a0; 1875, Edmond Hiron\u00a0; 1891, Joseph Oliver\u00a0; 1922, Paul-constant Bouhours. 1942,Paul Bouhours 1963 : \u00e9tude supprim\u00e9e<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>VIII- PERCEPTEURS<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">La perception comprenait cinq communes\u00a0: Bernay, Neuvy, Ruill\u00e9, St Symphorien, Tennie. En 1904, Tennie passa \u00e0 la perception de Conlie, et celle de Bernay fut supprim\u00e9e en 1928.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les titulaires furent\u00a0: 1807, Aguil\u00e9\u00a0; 1816, Lefeuvre\u00a0; 1832, Minier\u00a0; 1853, Pottier\u00a0; 1866, Tournel\u00a0; 1867, Malivoire\u00a0; 1872, Bra\u00fcn\u00a0; 1878, Roncin\u00a0; 1887, Torch\u00e9\u00a0; 1892, B\u00e9hier\u00a0; 1895, Gaulupeau\u00a0; 1897, R\u00e9gnault\u00a0; 1898, Gu\u00e9pratte\u00a0; 1902, Timon\u00a0; 1905, Brochard\u00a0; 1912, Dupuy\u00a0; 1920, Tireau.<\/p>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>IX- RECEVEURS DES POSTES<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">1884, Mlle Baglin\u00a0; 1892, M. Choplin\u00a0; 1897, M. Clot\u00a0; 1900, M. Daviau\u00a0; 1907, Mlle Briel\u00a0; 1921, M. Planus\u00a0; 1922, M. Compain\u00a0; 1925, Mme Fauvel. 1956,Mr Chabert 1973,Mr Garnier\u00a0\u00a01981 :\u00a0\u00a0 Mr Cosnier<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L.M juillet 2001<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"width: 100.476%; height: 20px;\" width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr style=\"height: 364px;\">\n<td style=\"height: 10px; width: 100%;\">\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong>II- CHRONOLOGIE HISTORIQUE DE NEUVY E<\/strong><\/span><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong>N<\/strong><\/span><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong> CHAMPAGNE<\/strong><\/span><\/span><span style=\"color: #ff6600;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">:<\/span>\u00a0\u00a0 <span style=\"color: #ff0000;\">En cours de r\u00e9daction.<\/span><\/strong><\/span><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong><br \/><\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<ul>\n<li>L&rsquo;histoire de Neuvy<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>D\u00e9couvrir et comprendre ses croix<\/li>\n<li>\u00a0<\/li>\n<\/ul>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong>III- CHRONOLOGIE HISTORIQUE DE SAINT J<span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\">ULIEN LE PAUVRE<\/span><\/strong><\/span><\/span><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\">:\u00a0<\/span><\/span>\u00a0 <span style=\"color: #ff0000;\">En cours de r\u00e9daction.<\/span><\/strong><\/h5>\n<ul>\n<li>Saint Julien en Champagne<\/li>\n<li>Historique de l&rsquo;\u00e9glise de St Julien le Pauvre<\/li>\n<li>Notice culturelle des retables<\/li>\n<li>Les cloches de St Julien<\/li>\n<li>Le pas de St Julien<\/li>\n<\/ul>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong>IV- CHRONOLOGIE HISTORIQUE COMMUNE DE SAINT JULIEN LE PAUVRE<\/strong><\/span><\/span><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\">:<\/span><\/span>\u00a0 <span style=\"color: #ff0000;\">En cours de r\u00e9daction.<\/span><br \/><\/strong><\/h5>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600; text-decoration: underline;\"><strong>V- HISTOIRE DE SOUVRE<\/strong><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #ff6600;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">:<\/span> <span style=\"color: #ff0000;\">En cours de r\u00e9daction.<\/span><\/span><br \/><\/strong><\/h5>\n<h5>\u00a0<\/h5>\n<h5><strong>\u00a0<\/strong><\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 170px;\">\n<td style=\"height: 10px; width: 100%;\">\n<h5><span style=\"text-decoration: underline; color: #ff6600;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/h5>\n<h5><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/span><\/h5>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/bernayneuvy.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/neuvy-2-rotated.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"739\" src=\"https:\/\/bernayneuvy.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/neuvy-2-1024x739.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3845\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/bernayneuvy.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/neuvy-1-rotated.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"739\" src=\"https:\/\/bernayneuvy.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/neuvy-1-1024x739.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3844\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 I- CHRONOLOGIE HISTORIQUE DE BERNAY EN CHAMPAGNE: D\u2019o\u00f9 vient le nom de Bernay\u00a0?\u00a0Diverses \u00e9tymologies ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es\u00a0: du Gaulois, \u00ab\u00a0bren Ac\u00a0\u00bb, demeure du chef\u00a0; de l\u2019anglo-saxon \u00ab\u00a0Barn\u00a0\u00bb, Grange. M. Le baron de Bordign\u00e9 a \u00e9crit que la langue celte aurait d\u00e9sign\u00e9 par \u00ab\u00a0Ber Nai\u00a0\u00bb un beau gu\u00e9. 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